Selon l’atteinte cancéreuse, et selon le type de traitement observé, telles les chimiothérapies/hormonothérapies/radiothérapies, les patients concernés peuvent vivre une diminution de certaines capacités cognitives.

Ce vécu d’altération cognitive lié aux traitements est alors temporaire et réversible pour les patients, en moyenne un an après l’arrêt de toute prise de traitement.

Parmi les fonctions cognitives les plus fréquemment touchées, nous observons :

  • Une difficulté à soutenir son attention sur une tâche ou la tendance à être facilement distrait, avec une difficulté à partager son attention
  • Une difficulté de mémorisation a court terme
  • Des fonctions exécutives ou capacités à s’organiser, planifier, prendre des décisions, s’adapter à la nouveauté perturbées, avec un ralentissement de la pensée
  • Une difficulté de mémorisation à long terme, à se rappeler une information apprise connue, ou à enregistrer une nouvelle information

Et enfin des troubles occasionnels du comportement avec irritabilité, sautes d’humeur, entraînant stress, anxiété ou dépression…

Pour pallier à ces difficultés, quelles sont les solutions?

  • quelques séances de rééducation avec un professionnel peuvent être envisagées pour mieux se servir de la mémoire et reprendre confiance.
  • développer de nouvelles aptitudes pour compenser celles qui font momentanément défaut en apprenant à poser des limites, à dire non, en évitant de faire trop de tâches à la fois, en évitant les sources de distraction( éteindre télé, radio, etc ...)
  • s'autoriser des exercices de relaxation.

Goudeau Audrey, Psychologue

 

CHL

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